la constellation du chien (the dog stars)

I Hope That I Don't Fall In Love With You, Tom Waits # tu es fou!...

Gilles Ferragu s/parutions.com ICI
J'ai un voisin. Un seul. Nous deux sur un aérodrome de campagne à quelques kilomètres des montagnes. Un terrain de préparation au brevet où ils ont construit quelques maisons pour ceux qui n'arrivaient pas à dormir loin de leur petit avion, comme les golfeurs qui passent leur vie sur un golf. Bangley, c'est le nom inscrit sur les papiers de son vieux pick-up qui ne roule désormais plus. Bruce Bangley. Je les ai déterrés de la boîte à gants alors que je cherchais un manomètre que je puisse garder avec moi dans la Bête. Une adresse à Wheat Rigdge. Mais je ne l'appelle jamais par son nom, à quoi bon, on n'est que tous les deux. Rien que nous sur un rayon d'au moins treize kilomètres ce qui représente la distance de plaine jusqu'à la lisière des bois de genevriers au pied de la montagne. Je m'en tiens à Hé ho.  

Premier roman de Peter Heller, The Dog Stars. La Constellation du Chien, merveilleuse traduction de Céline Leroy, belle belle écriture sensible, pour les éditions Actes Sud. En format poche, chez Babel. - Dans une Amérique post-apocalyptique, une histoire de survie et d'amitié et d'amour, écrite dans une langue à forte personnalité.


more info HERE
I just say, Hey. Above the juniper is oak brush then black timber. Well, brown. Beetle killed and droughted. A lot of it standing dead now, just swaying like a thousand skeletons, sighing like a thousand ghosts, but not all. There are patches of green woods, and I am their biggest fan. root for them out here on the plain. Go Go Go Grow Grow Grow! That's our fight song. I yell it out the window as I fly low over. The green patches are spreading year by year. Life is tenacious if you give it one little bit of encouragement. I could swear they hear me. They wave back, wave their feathery arms back and forth down low by their sides, they remind me of women in kimonos. Tiny steps or no steps, wave wave hands at your sides.

le programme

Books Love & Music


Le Tourbillon, Jeanne Moreau (From "Jules et Jim")

# tu es fou!... © calligraphie Do

the black house (l'île des chasseurs d'oiseaux)



Crocodile Rock, Elton John

# tu es fou!... 
Dans mon dos, une voix me chuchota en gaélique : "Il est anglais." Surpris, je me retournai et me retrouvai face à une fille, plutôt jolie, avec des nattes de cheveux blonds tenues par des rubans bleus. "C'est le seul dont le nom ne commence pas par m. Alors, il doit être anglais. Miss Mackay a deviné qu'il est le fils du gardien de phare, parce qu'ils sont toujours anglais."




a crush on (coup de coeur pour) The Lewis 
trilogy, book one (premier tome de la trilogie écossaise), Peter May : The Black House (L'île des chasseurs d'oiseaux trad. Jean-René Dastugue. en format poche, chez Babel Noir.) - and now reading book 2, The Lewis Man, i need to know how the three books are knitted together (et aussitôt, tome deux, L'homme de Lewis, lecture addictive en cours.)



'What are you two whispering about?' Mrs Mackay's voice was sharp, and her Gaelic words made her even more intimidating to me because I could understand them.

photo © F.
"Peter May is a writer I'd follow to the 
ends of the earth — which is where he takes us" 
more from The New York Times review HERE

'Please, Mrs Mackay,' pigtails said. 'I'm just translating for Finlay.'

'Oh, translating is it?' There was mock wonder in Mrs Mackay's voice. 'That's a big word for a little girl.' She paused to consult the register. 'I was going to reseat you alphabetically, but perhaps since you are such a linguist, Marjorie, you'd better continue sitting next to Finaly... translate for him.'


Marjorie smiled, pleased with herself, missing the teacher's tone. For my part, I was quite happy to be sitting next to a pretty girl with pigtails. I glanced across the class and saw Artair glaring at me. I thought then it was because he had wanted us to sit together. I know now it was because he was jealous.

et bam ! bang!

I Hope That I Don't Fall In Love With You, Tom Waits

# tu es fou!...
Her hand stirred, woke up. Crept stealthily up under the loose leg of the shorts, worked inward, found me. I don't wear underwear unless it's like some formal event.


My dick was as surprised as I was. Kind of embarrassed. She brushed it with the curled backs of her fingers then pounced. Squeezed and tapped. Amazing how fast an embarrassed cock, one with ethics, social sensibilities and all sorts of reasons to just stay home, amazing how fast it can forget everything and plunge for the prize at a hundred miles an hour. Must be how a venerable, canny trout feels when it triggers on an elk hair caddis - somewhere in its pea brain it knows, knows, this is probably not a good idea, but Fuck it. Also, she was- what? Ten years older than Alce would be, but still, she was young. I shuddered. She- It wasn't right. Any of it.

"Uhh," I said.


"I want you to see me naked. No painting. A person seeing another person."


"Uhh," I said. "I haven't had much luck lately."

"You don't need luck, dummy. I just want you to look at me. C'mere."


She gave the head one more friendly squeeze and took my hand and led me through the screen door into the bedroom.





revue de presse
 The Painter, Peter Heller - PEINDRE, PÊCHER & LAISSER MOURIR, trad. de l'américain par Céline Leroy, pour les éditions Actes Sud. - Roman d'évasion. Issu d'une famille de bûcherons, Jim Stegner est un peintre coté, pêcheur de poissons, et justicier ardent. Vue d'ici, histoire assez improbable, servie par une écriture magnétique, très joliment traduite. 


plus d'infos ICI more info HERE
Sa main a remué, s'est réveillée. S'est faufilée furtivement sous la jambe ample du short, s'est frayé un chemin, m'a trouvé moi. Je ne porte pas de sous-vêtements à moins d'une occasion formelle.

Ma queue était aussi surprise que moi. Un peu  gênée.  Sofia l'a effleurée du revers de la main avant de s'engager. Elle a serré, donné de petites tapes. C'est fascinant, vraiment 
fascinant de voir combien une queue gênée, avec une éthique, des sensibilités sociales et toutes sortes de raisons de rester chez elle, peut tout oublier d'un coup et se précipiter vers le gros lot à cent mille à l'heure. C'est ce que doit ressentir une  truite noble et futée quand elle gobe une mouche en  poils d'élan - quelque part dans son cerveau gros comme un petit pois, elle sait, elle sait, que ce n'est sans doute pas une bonne idée, mais tant pis. Et bam ! Sans parler que Sofia avait... quoi ? Dix ans de plus que l'âge d'Alce si elle avait été vivante, mais quand même, ça faisait jeune. J'ai frissonné. Elle... ce n'était pas bien. Rien de tout ça ne l'était.

"Hum," ai-je dit.

"Je veux que tu me voies nue. Sans tableau. Un être humain qui regarde un autre être  humain."

"Hum. Je n'ai pas eu beaucoup de chance ces derniers temps." 

"Tu n'as pas besoin de chance, idiot. Je veux juste que tu me regardes. Viens là."

Elle a donné une pression supplémentaire au gland, puis m'a pris par la main et m'a conduit dans la chambre.

'ennemi perdu'

# tu es fou!...Books Love & Music

Bella Ciao, Giovanna Marini
"C'est ça, fiston, c'est comme ça qu'on avance! 

En silence, comme les chats, comme les partisans! La surprise, toujours la surprise!


'Ennemi surpris, ennemi baisé !' répétait le professeur...

  
Bella Ciao, Giovanna Marini
Enfin, il disait 'ennemi perdu', 
parce qu'il avait de l'instruction; mais ça sonnait plus juste à notre façon... 


Oui, maintenant, attaque! 
# tu es fou!...